CERPET STI - JOURNÉES D’INFORMATION ET D’ANIMATION DE L’INSPECTION GÉNÉRALE
STI ARTS APPLIQUÉS

Jeudi 6 et vendredi 7 décembre 2007, Lycée professionnel Marcel Deprez, 39 rue de la Roquette, 75011 Paris

LA RÉNOVATION DES DIPLÔMES PROFESSIONNELS
Participants :
Le groupe IEN-ET STI Arts appliqués : Isabelle Basquin, Dominique Boissel, Jean Borel, Alain Cartau, Laetitia Fichter, André Lefèvre, Dominique Massabuau, Charly Penaud, Michel Piana, Serge Rémy, Christian Torremoneil, François-Joël Sénéchal, Mireille Vauthier – Rivière.
Intervenant : Olivier Duval.

QUESTIONS D’ACTUALITÉ :
Le baccalauréat professionnel en 3 ans
La rénovation des enseignements généraux en BEP/bac pro
Les CAP métiers d’art

DIPLÔMES MÉTIERS D’ART CRÉES OU RÉNOVÉS RENTRÉE 2007 ET 2008
Présentation par les chefs de projets des objectifs, des modalités de certification et des contenus des diplômes :
- Restructuration de la filière arts du bijou et du joyau : CAP ‘’art et technique de la du bijouterie et de la joaillerie’’.
- Baccalauréat professionnel artisanat & métiers d’art option marchandisage visuel
- Mention complémentaire ‘’villier’’.
- Mention complémentaire ‘’préservation du patrimoine’’.
- BMA arts de la dentelle.
- BMA horlogerie.
Information concernant les créations de diplôme des métiers d’art :
- Restauration de mobilier
- Arts du cristal et du verre.
***
Une information est donnée à propos des travaux en cours sur la rénovation des enseignements généraux du baccalauréat professionnel :
Les enseignements d’Éducation esthétique (en BEP) et d’Éducation artistique et arts appliqués (Bac pro) évoluent vers un enseignement d’Arts appliqués et cultures artistiques en baccalauréat professionnel en trois ans.
Le programme se situe de façon déterminée dans une approche vivante et actuelle des arts appliqués et cultures artistiques en mettant en interaction :
- le design dans l’environnement immédiat et le cadre de vie, rapproché des spécialités professionnelles ;
- les ouvertures multiculturelles et le dialogue entre les cultures ;
- l’élargissement artistique et culturel aux arts du son, aux arts visuels, au patrimoine et au spectacle vivant.
Il intègre dans l’ensemble de ses composantes la relation à l’histoire des arts, conforte les acquis du socle et s’appuie sur ceux du B2i.
Conçu dans un continuum sur les trois années préparant au niveau IV de la voie professionnelle :
- Il se situe dans le prolongement des enseignements artistiques du collège et s’appuie notamment sur les acquis de la classe de troisième en arts plastiques.
- Il établit une passerelle avec le programme du baccalauréat sciences et techniques industrielles spécialité arts appliqués et de façon générale s’attache à favoriser la poursuite d’études.
- Il confirme la structure du programme rénové d’AA&CA des CAP, notamment dans sa dimension d’élargissement à différents domaines de la création artistique.

Est ensuite abordé le baccalauréat professionnel en trois ans qui pose un certain nombre d’interrogations pour les métiers d’art. En effet, les baccalauréats professionnels artisanat et métiers d’art ont un recrutement mixte (élèves de CAP et de BEP), certains viviers sont exclusivement constitués d’élèves issus de CAP. Ces formations, conduisant à des métiers artisanaux, nécessitent, pour l’appropriation et la maîtrise élémentaire du geste, un temps d’apprentissage relativement long.
Un échange d’information a lieu sur les diverses expérimentations menées au plan académique.

L’arrêté officialisant la liste des CAP dénommés « métiers d’art » est présenté :
Arrêté du 29-6-2007, JO du 9-8-2007, RLR 545-0c.
80 CAP figurent sur cette liste qui sera actualisée au fil du temps. La majorité d’entre eux relève de la XIIIe CPC. Pour autant, des CAP relevant d’autres CPC figurent sur cette liste. Il s’agit des CAP qui peuvent faire partie du viviers des brevets des métiers d’art et des baccalauréats professionnels artisanat et métiers d’art.
L’objectif de cette dénomination particulière est de rendre plus lisible le secteur des métiers d’art en mettant en évidence des filières réelles, qui peuvent aller du niveau V jusqu’au au niveau II dans certains cas : CAP métiers d’art, Brevet des métiers d’art, diplôme des métiers d’art, diplôme supérieur d’arts appliqués. Cela aura également pour conséquence de clarifier l’information des familles et les procédure d’orientation.

Les chefs de projet présentent les 8 créations de nouveaux diplômes dans le secteur des métiers d’art :

Rénovation de la filière bijouterie joaillerie
Une étude menée sur la filière bijouterie joaillerie orfèvrerie, à l’initiative de la BJOP a fait apparaître un fort déséquilibre dans les différentes formations que cette filière propose.
Si certains CAP porteurs, comptent un grand nombre d’élèves ou d’apprentis en formation, d’autres, avec moins de dix candidats par an à l’examen, semblent totalement délaissés, alors qu’il existe une demande pour ces métiers dans les entreprises. Le caractère obsolète de certains référentiels très anciens, le manque de poursuite d’étude au niveau IV sont apparus comme les facteurs essentiels de cette situation. D’où la nécessité de revoir l’ensemble des diplômes de la filière.


1 -PRÉSENTATION DES OPTIONS PRISES
Au niveau V on s’oriente vers quatre CAP, (chacun pouvant comporter plusieurs champs professionnels très proches), qui couvent les domaines suivants :
- La bijouterie joaillerie avec le CAP Art et techniques de la bijouterie et de la joaillerie (comportant aussi le sertissage et le polissage).
- L’orfèvrerie avec un CAP regroupant les champs professionnels suivants (bronzier, monteur, tourneur, ciseleur, planeur).
- La gravure avec un CAP comportant les champs professionnels de la gravure, de l’illustration, du poinçonnage.
- Les Gemmes avec un CAP comprenant les champs du lapidaire diamant et pierres de couleur, de la glyptique, et de la gemmologie.
Au niveau IV il est prévu dans un premier temps la mise en place d’options dans le cadre du BMA Art du bijou et du joyau afin de permettre une élévation du niveau de qualification. L’étude de ces options pour le sertissage et le polissage, contrôle finition est en cours, afin que le référentiel soit opérationnel pour la rentrée de septembre 2010. Ceci afin d’assurer la continuité du CAP qui sera mis en place en septembre 2008.
Les autres domaines comme l’orfèvrerie, la gravure ou les gemmes devraient disposer de nouvelles options dans un BMA qui reste à déterminer.

2 - PRÉSENTATION DU CAP ART ET TECHNIQUES DE LA BIJOUTERIE ET DE LA JOAILLERIE
Ce CAP s’appuie sur le constat qu’une grande partie des gestes professionnels basiques sont communs au bijoutier-joaillier, au sertisseur et au polissage finition.
Bien que construit comme la plupart des référentiels, il se différencie par le fait qu’il distingue nettement ce qui est commun à l’ensemble des trois champs professionnels de ce qui est leur est spécifique. Cela permet d’une part de regrouper dans un même document l’ensemble des taches, des gestes professionnels et des savoirs associés d’un même domaine professionnel celui de la bijouterie joaillerie, et d’autre part d’indiquer les spécificités propres à la bijouterie joaillerie, au sertissage, et au polissage. Les savoirs associés sont communs à tous, mais les niveaux d’exigence varient en fonction des options professionnelles.

3- LES AVANTAGES OFFERTS PAR CE NOUVEAU CAP
Outre l’actualisation de certains contenus professionnels, la présentation du référentiel de ce CAP doit: :
- donner une culture commune du métier,
- permettre une meilleure lisibilité des tâches et gestes propres à chacun des champs professionnels, en regard des nombreux gestes professionnels communs,
- faciliter un meilleur choix du métier pour le jeune en fonction de ses envies et de ses aptitudes,
- apporter une meilleure lisibilité des référentiels puisqu’ils sont communs dans leur présentation,- apporter par le lexique technique des définitions communes et précises,
- simplifier et favoriser, dans le cadre de la carte scolaire, la possibilité d’ouverture des formations à très petit flux d’élèves.
Pour plus d’information… Chef de projet : Serge Rémy, IEN-ET STI arts appliqués, Académie d’Orléans-Tours

Baccalauréat artisanat & métiers d’art, option marchandisage visuel
« Marchandisage » : Ensemble de techniques de présentation des marchandises s’appuyant sur l’analyse du comportement des consommateurs et visant à accroître l’écoulement des produits sur les points de vente.

Présentation de l’activité :
Le titulaire du Baccalauréat professionnel artisanat & métiers d’art option présentateur visuel est un technicien de la communication visuelle. Son activité consiste à :
- Contribuer à l’expression de l’image commerciale d’une enseigne.
- S’assurer de la cohérence globale d’un point de vente ou d’exposition.
- Elaborer, réaliser, implanter un aménagement de boutique, de rayon, une vitrine.
- Présenter les produits de façon fonctionnelle, esthétique et commerciale.

Il s’agit de techniciens dont les interventions et appellations varient selon les entreprises : étalagiste, décorateur étalagiste, décorateur, visuel merchandiseur, présentateur visuel, agenceur… qui interviennent dans grandes enseignes commerciales, petits commerces indépendants ou franchisés, agences spécialisées en identité visuelle intervenant pour des show rooms, des salons professionnels, des institutions culturelles et des services publics.
La nomenclature ANPE – ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) référence le métier sous le n° 21 122.

Le titulaire du baccalauréat professionnel artisanat & métiers d’art option présentateur visuel intervient notamment dans les fonctions suivantes :
- Valorisation du produit ou des services.
- Participation à l’animation visuelle.
- Incitation à l’achat d’impulsion.
L’activité s’exerce au sein d’une équipe sous l’autorité et l’encadrement du responsable de département identité Visuelle, du service Marketing, ou du responsable du point de vente.
La formation est ouverte aux élèves titulaires d’un diplôme de niveau V, après un BEP vente, un CAP dessinateur d'exécution en communication graphique, CAP signalétique enseigne et décor, CAP Sérigraphie industrielle, CAP photographe, CAP et BEP couture flou, CAP tapissier tapissière d'ameublement en décor et tapissier tapissière d'ameublement en siège, BEP bois et matériaux associés, BEP technique de l'architecture et de l'habitat, et autres diplômes de formation métier d'art. Cette liste reste non exhaustive, le recrutement doit être examiné de manière spécifique en fonction du projet professionnel du jeune et des compétences acquises lors de son cursus de formation.
Une poursuite d’étude est possible en BTS expression visuelle, option espaces de communication.
L'ouverture de sections européennes peut être fortement conseillée pour ce nouveau baccalauréat.
Pour plus d’information… Chef de projet : Isabelle Basquin, IEN-ET STI arts appliqués, Académie de Versailles

Mention complémentaire tapissier / tapissière d’ameublement option « Villier »
Ce diplôme se situe au niveau V de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation.

Cette formation a été vivement demandée par les professionnels qui assurent un fort potentiel d’emploi dans les « travaux de ville », chez les particuliers et dans les entreprises, notamment dans le cadre de l’événementiel.

Présentation de l’activité :
Le titulaire de la mention complémentaire est ouvrier qualifié et relève de la convention collective « fabrication de l’ameublement ». Il s’insère dans des entreprises artisanales, petites et moyennes.
Il réalise et pose (seul ou en équipe) les différentes tentures murales et plafonds. Il met en œuvre également des matériaux contemporains (mousses, textiles) sur site. Il installe tout types de tringles et de décors de fenêtre. Ses lieux d’intervention privilégiés sont domiciles particuliers, espaces d’expositions, et lieux publics. Il est amené à réaliser des relevés, à entreprendre l’acheminement des ouvrages, leur pose et installation.
En fabrication, il opère suivant un processus unitaire ou de petite série.

Dans son domaine d’intervention, le titulaire de la mention complémentaire tapissier / tapissière d’ameublement Villier est amené à assurer seul les tâches successives conduisant à la réalisation d’un ouvrage prédéfini esthétiquement et techniquement. Il peut être conduit à participer à des travaux plus complexes (vélums, draperies, plissés…) sous le contrôle d’un personnel confirmé ou celui de sa hiérarchie.
Pour plus d’information… Chef de projet :André Lefèvre, IEN-ET STI arts appliqués, Académie d’Amiens


Mention complémentaire préservation du patrimoine
Ce diplôme se situe au niveau V de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation.

L’analyse de la situation dans les diverses institutions patrimoniales démontre qu’il existe d’importants besoins en matière de conservation matérielle des collections que ce soit dans les musées, les monuments historiques, les archives, les bibliothèques ou les collections particulières.
En analysant plus précisément la composition des personnels agissant sur les collections et qui jouent un rôle actif dans leur préservation, apparaît un besoin nouveau d’agents chargés des soins quotidiens aux collections.

Le développement de l’expertise en matière de conservation préventive, la création de centres régionaux de conservation –restauration du patrimoine ainsi que la croissance et la mise en valeur des collections d’entreprises privées ouvrent également des perspectives d’emplois.

Présentation de l’activité :
Le titulaire de la mention complémentaire participe à la préservation des collections au sein d’organismes patrimoniaux, musées, bibliothèques, archives, monuments historiques, dépôts de fouilles, services archéologiques, collections privées.
Il assure des tâches d’assistant technique en liaison avec les diverses activités des organismes patrimoniaux, sous la responsabilité des conservateurs, restaurateurs, bibliothécaires, archivistes, archéologues et conservateurs des monuments historiques. Il participe :
- au conditionnement des collections,
- à la présentation des collections,
- à la prévention des altérations des collections,
- à la restauration sous le contrôle d’un restaurateur.

Ses interventions sont principalement manuelles mais il est amené à utiliser des équipements spécialisés, des instruments de mesure, du matériel informatique. Son activité est polyvalente : il intervient dans les tâches touchant au stockage et à la présentation des objets patrimoniaux, ainsi qu’à la prévention dans les réserves.
Pour plus d’information… Chef de projet : Laetitia Fichter, IEN-ET STI arts appliqués, Académie de Créteil

Brevet des métiers d’art de la dentelle, option dentelle aux fuseaux, option dentelle à l’aiguille
Malgré la crise du secteur des industries textiles, les arts de la dentelle à la main connaissent un certain développement dans le secteur associatif grâce à l’essor du tourisme et des loisirs. Par ailleurs, ce métier d’art trouve sa place ponctuellement dans les domaines de la haute couture et des arts plastiques et contribue au maintien du patrimoine spécifique et local.

Présentation de l’activité :
Le ou la titulaire du Brevet des Métiers d’Art de la Dentelle est un technicien d’art qui intervient dans le cadre d’unités indépendantes (artisanat d’art) ou d’ateliers (public ou privé)
Il exerce son activité, soit sous l’autorité d’un conservateur du patrimoine dans le secteur public, soit sous celle d’un responsable d’association dans le secteur privé, soit d’une façon autonome s’il est artisan.
Les emplois concernés sont ceux de dentellière hautement qualifiée, dessinateur technique (aiguille), metteur en carte (fuseaux), chef d’atelier, technicien d’art (atelier public), artisan d’art

Quelle que soit la technique dentellière utilisée, la plupart des réalisations impliquent tout d’abord la composition ou l’adaptation de modèles à l’art de la dentelle conformément à l’esthétique et à la qualité recherchée. Les différentes matières d’œuvre employées (d’origine naturelle, artificielle et synthétique ), les différentes techniques mises en œuvre selon la spécialité (fuseaux ou aiguille) auxquelles s’ajoutent l’utilisation d’outils informatisés (traitement d’image numérique), font appel à des connaissances artistiques, scientifiques, technologiques et professionnelles.

Les compétences du titulaire du B.M.A de la Dentelle doivent lui permettre d’adapter un dessin artistique à une technique spécifique (aiguille), de concevoir un dessin de mise en carte à partir d’un cahier des charges (fuseaux), de pratiquer les techniques des points ornementaux (aiguille), d’acquérir les logiques spécifiques à certaines dentelles aux fuseaux et d’approfondir les techniques de finition et de présentation.
Pour plus d’information… Chef de projet : Alain Cartau, IEN-ET STI arts appliqués, Académie de Toulouse

Brevet des métiers d’art horlogerie
Le Brevet des Métiers d’Art horlogerie s’inscrit dans une filière de formation qui couvre les trois niveaux de formation : C.A.P. Horlogerie, Brevet des Métiers d’Art horlogerie, Diplôme des métiers d’art horlogerie, qui constitue le prolongement des niveaux V et IV et élargit le domaine des compétences à la créativité et à la conception de produits nouveaux. Il couvre le champ de la conservation du patrimoine et son histoire.

Présentation de l’activité
Le titulaire du Brevet des Métiers d’Art horlogerie est un technicien d’art horloger qui intervient en ateliers de marques et manufactures, stations techniques, boutiques d’horlogerie - bijouterie.

Au sein de l’entreprise, son activité consiste à:
- Assurer la réparation ou participer à une opération de restauration, de toutes montres et pendules y compris à complications, au besoin par usinage de pièces.
- Réceptionner les produits, diagnostiquer les dysfonctionnements, établir un devis en tenant compte de l’organisation de l’entreprise.
- Réaliser l’étude d’un mécanisme élémentaire, de montres et/ou de pendules, dans le but de définir une pièce manquante.
- Constituer un ensemble documentaire relatif à un instrument horaire.
- Gérer son secteur d’activité dans un souci de rentabilité.
Pour plus d’information… Chef de projet : Martine Lardier, IEN-ET STI, Académie de Besançon ;
Isabelle Basquin, IEN-ET STI arts appliqués, Académie de Versailles

Diplôme des métiers d'art du décor architectural, option arts du verre et du cristal
Le verre, matériau millénaire, trouve aujourd'hui des applications nouvelles et des développements inattendus dans tous les secteurs d'activités. Il représente un domaine de création en pleine évolution grâce aux progrès scientifiques et aux nouvelles technologies. Fonctionnel et décoratif, il est de plus en plus associé à d'autres matériaux au sein de réalisations artisanales ou industrielles innovantes qui font appel à de nouveaux domaines d'expertise et de créativité. Les récents développements artistiques et techniques de ce domaine ouvrent de nouveaux marchés aux niveaux national et international notamment en architecture, ameublement, décoration et bijouterie.

Présentation de l’activité :
Le titulaire du DMA exerce ses activités soit en indépendant soit au sein de PME, TPE ou au sein de grands groupes selon les secteurs d'activités suivants : l'architecture et le bâtiment, l'ameublement et la décoration, l'agencement, le luminaire, le flaconnage, les arts de la table, l'équipement ménager, les accessoires de mode, la bijouterie, la signalisation et la signalétique.
Classé au sixième échelon du système de classification des niveaux de qualification professionnelle des métiers du verre (au même niveau qu'un BTS ou un DUT), le diplômé des métiers d'art du verre et du cristal est un agent de maîtrise spécialisé dont la fonction exige des connaissances artistiques, techniques et générales étendues qui lui permettent d'intervenir dans des situations inhabituelles ou difficiles. Il est apte à proposer des modifications de méthodes ou de procédures existantes afin de répondre aux besoins grandissants du marché relatifs à l'utilisation du verre et du cristal dans l'ameublement, la décoration et l'architecture intérieure. Il exerce en qualité de responsable d'études artistiques, d'artisan créateurs indépendants, d'agent extérieur, spécialiste du verre et du cristal. Les appellations peuvent varier suivant la situation, le type et la taille de l'entreprise.

Après une période d’adaptation au milieu professionnel, le titulaire du DMA des arts du verre et du cristal exerce son activité professionnelle au sein d'un bureau d'étude ou d'un bureau de création et en lien direct avec l'atelier de fabrication. Agent de maîtrise dont la fonction exige des connaissances techniques et générales, il encadre un groupe qui peut comprendre des agents de qualifications moindres et/ou équivalentes (ouvriers et techniciens). La conduite de certains travaux peut l'amener à mettre en œuvre des solutions inhabituelles pour atteindre les objectifs fixés par l'entreprise.
Son rôle d'interface entre conception et fabrication le place en position de collaborateur immédiat ou de consultant externe en vue d'adapter la création et les recherches à la demande.

En qualité d'artisan créateur indépendant, il assure seul ou en équipe l'étude, la conception, la réalisation, la gestion, la diffusion et la commercialisation de tout ou partie d'une création. Ses connaissances et compétences doivent lui permettre de conseiller et guider le client dans des choix où le caractère économique est parfaitement maîtrisé.

Le titulaire du DMA des arts du verre et du cristal peut poursuivre ses études au niveau II en Diplômes supérieurs d'arts appliqués, il peut également accéder à des formations universitaires.
Le DMA permet d’acquérir 120 crédits européens.
Pour plus d’information… Chef de projet : Olivier Duval, IA-IPR STI arts appliqués, Académie de Versailles


Diplôme des Métiers d’Art « habitat », option restauration de mobilier
Le travail de restauration contribue à la préservation matérielle d’une œuvre chargée d’une dimension historique, esthétique, affective, marchande. La nature et la qualité des interventions permettent d’assurer la transmission et la pérennité des objets mobiliers, témoins de savoirs artistiques et techniques.

Présentation de l’activité :
Le titulaire du Diplôme des Métiers d’Art habitat, option restauration de mobilier est principalement un ébéniste qui s'est spécialisé pour œuvrer aux travaux de restauration de meubles et d'objets, essentiellement en bois.
Son activité se situe habituellement dans le cadre de l'artisanat ou de la PME.
Le restaurateur de mobilier doit non seulement avoir des compétences techniques liées à son métier mais il doit également faire preuve de qualités sensibles lui permettant d’intervenir au mieux sur les pièces qui lui sont confiées. Après analyse, chaque intervention s’effectue dans le respect des règles déontologiques : conservation de l’œuvre dans sa structure et son identité, sans falsification historique et esthétique et respect absolu du principe de réversibilité.

Sa bonne capacité d'analyse et son intérêt pour le questionnement doivent lui permettre de formuler des hypothèses puis de les vérifier afin d'établir un diagnostic pertinent.
Sa culture plastique et scientifique, ses connaissances en arts, techniques et civilisations, et sa capacité à s'entourer de différents spécialistes doivent lui permettre d’apprécier, de situer l'œuvre et de proposer la meilleure démarche à adopter.
Sa sérieuse pratique du métier d'ébéniste le conduit à une bonne maîtrise du geste pour intervenir en toute responsabilité sur le meuble ou à faire intervenir le spécialiste indispensable.
Son sens de la communication et des relations humaines l’engage à dialoguer avec des personnes ayant des compétences et des statuts très divers : scientifiques, praticiens des métiers d'art, conservateurs de musée, propriétaires particuliers…

Au-delà d’une nécessaire ouverture d'esprit et d’une indispensable curiosité, les exigences particulières du métier l'obligent à se tenir au courant des évolutions du champ professionnel.
Il doit en outre établir les documents indispensables :
- dossier de restauration comportant l’identification des objets,
- dossier d’étude historique et d’exploration critique,
- cahier des charges à négocier avec le propriétaire des œuvres et les autres intervenants si nécessaire ,- devis estimatif des interventions prenant en compte les frais connexes des autres intervenants.
Il est le maître d'œuvre et le responsable de l'intervention globale qui lui est confiée.
Pour plus d’information… Chef de projet :Alain Gislot, IA-IPR STI arts appliqués, Académie de Dijon


Françoise Cœur, IGEN STI design & arts appliqués
Site national arts appliqués : http://www.lycee-pasteur.com/sitenational/artsappli.htm